20 octobre 2009

Le cinéma peut-il sauver la planète ?

Le thème de la conférence

Quel rôle le cinéma joue-t-il dans la sensibilisation de l'opinion publique et dans l'engagement citoyen? Peut être vous souvenez vous de la polémique concernant la diffusion du film « Home » de Yann Arthus-Bertrand deux jours avant les élections européennes et son impact - analysé par de nombreux experts - sur le succès d'Europe Ecologie lors de ce scrutin. Que l'influence du documentaire soit avérée ou non, elle a fait l'objet de suffisamment de questionnement de la part des spécialistes pour qu'on ne puisse plus ignorer la question : le film engagé peut-il changer le monde ?

Organisation de la conférence

Toutes les conférences sont accessibles sur inscription gratuite depuis le site des rencontres de Babyloan

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La conférence se tiendra le samedi 7 novembre 2009 à 18 heures au jardin d'Acclimatation de Paris, elle débutera par la projection en avant-première du film « Huit » qui regroupe 8 courts-métrages de réalisateurs de renom et dont le but est de sensibiliser le grand public aux Objectifs du Millénaire pour le Développement et à la nécessité d'agir. Conférence en présence de :

  • Marc Obéron, producteur du film « Huit », dont la sortie mondiale est prévue le 5 février 2010, est composé de huit courts-métrages abordant chacun un des Objectifs du millénaire pour le Développement et réalisés par Jane Campion (assurer un environnement durable), Mira Nair (promouvoir l'égalité des sexes), Gael Garcia Bernal (l'éducation primaire pour tous), Jan Kounen (améliorer la santé maternelle), Gaspar Noé (combattre le VIH/Sida), Abderrahmane Sissako (réduire l'extrême pauvreté et la faim), Gus Van Sant (réduire la mortalité infantile) et Wim Wenders (partenariat mondial pour le développement).
  • Jean-Paul Jaud, réalisateur du documentaire « Nos enfants nous accuseront ». Le documentaire, sorti le 5 novembre 2008, traite le sujet de la tragédie environnementale qui guette les jeunes générations à travers le cas concret d'une municipalité du Gard décidant d'introduire le bio dans la cantine scolaire du village.
  • Patrick Viveret, sociologue et philosophe, il s'intéresse particulièrement à la philosophie politique, l'économie, la comptabilité, les mouvements associatifs et aux alternatives au développement non durable, telles qu'une sobriété heureuse démocratiquement débattue et choisie ou des politiques publiques de mieux-être.
  • Christian de Boisredon, cofondateur de Reporters d'Espoirs. Créée en 2007, il s'agit de la première agence de presse spécialisée dans le traitement des initiatives et des solutions face aux problématiques économiques,    environnementales, sociétales, culturelles ou encore humanitaires. L'agence fournit des contenus à la plupart des grands médias français.


Quelques questions préliminaires

Parmi les questions qui seront abordées par les intervenants lors de cette discussion, en voici quelques-unes pour commencer à réfléchir et défricher un peu les enjeux de ce sujet complexe.

  • Le choc des images est-il la solution pour sensibiliser le public aux problèmes de développement ?
  • Que ce soit des faits politiques, humains, sociaux, sanitaires ou encore environnementaux, le cinéma engagé s'est emparé des déboires de notre planète qu'il traite avec humour comme avec gravité. Quel est l'impact de ce cinéma sur l'opinion publique ?
  • Il est possible qu'un film engagé ne présente pas un sujet de façon objective (données non-scientifiques, sujet traité sous un seul angle...). Comment peut-on éviter ces abus pouvant « manipuler » l'opinion publique?
  • Faut-il nécessairement avoir recours à des images chocs pour amener le spectateur à agir ?
  • Un certains nombre de films engagés ne font pas recette. Le public s'en désintéresserait-il ?
  • Les budgets de production et de marketing des certains de ces films sont énormes ; est-ce une dépense utile ?
  • L'impact sur le public est-il juste temporaire ? Le film engagé est-il ensuite noyé dans la masse d'informations ?
  • Les films visent à frapper l'opinion du grand public. Passé le choc émotionnel, que faire ?
  • Le bombardement de messages et d'images choc n'est-il pas susceptible au contraire de décourager le public ?
  • Qu'il s'agisse de documentaires ou d'œuvres de fiction, quel rôle joue le film engagé dans le changement des mentalités ? Permet-il d'atteindre directement le grand public (un film comme « Le Cauchemar de Darwin' par exemple) ou plutôt d'atteindre un deuxième cercle de personnes plus ouvertes à ce type de sujets que le grand public au sens large, en tant qu'alternative à l'information de masse consensuelle et souvent pré-mâchée (ce qui pourrait être le cas de « Huit ») ?
  • Quelles différences y a-t-il entre le film engagé et le livre engagé ? Outre la présence d'images qu'en est-il de la cible visée et de la facilité de « digestion » (un film peut être vu en deux heures alors qu'un livre implique un temps plus long et une concentration souvent accrue) ?
  • Quelle est la place de la télévision et celle d'Internet dans la diffusion des films engagés ? Les outils du web 2.0 aident-ils à propager efficacement et rapidement ce type de films ?

Rendez-vous samedi 7 novembre à 18h pour une conférence où vous pourrez poser vos questions et discuter avec des spécialistes du sujet. D'ici là, n'hésitez pas à proposer des réponses à ces questions ou des nouvelles questions dans les commentaires.

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Commentaires

Jean-Paul Jaud expliquait que le cinéma était un lieu de rassemblement dans lequel inconsciemment nous étions tous connectés: dans une salle de cinéma, nous sommes plongés dans un univers dans lequel nous partageons des émotions.
Pour autant, une fois sorti, on va au restaurant, on partage une bière...on commence peut être le débat sur le sujet du film et on refait le monde ensemble...mais très vite, on oublie...et au finish, on n'a pas agi.

Le site www.letempspresse.org, en ligne en février 2010, proposera la diffusion de films engagés ET un espace d'échange et surtout d'ACTION driecte, juste après le visionnage.
Il semblerait encore une fois qu'Internet, même dans le domaine du cinéma montre son omipotence à être le vecteur d'action solidaire le plus efficace. L'avenir du film n'est-il pas d'être systématiquement associé à un site Internet permettant d'interAGIR?

Écrit par : Aurelie | 08 novembre 2009

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