05 octobre 2010

Microfinance

Après le Social Business, la réflexion s'ouvrira sur la Microfinance, le samedi 16 octobre de 16h30 à 18h.

La financiarisation de la microfinance et le nécessaire retour aux sources : la plupart des programmes de microfinance ont à l'origine une vocation sociale marquée. Pour autant, le secteur de la microfinance, du fait de sa régulation ou de ses besoins de croissance, s'est progressivement émancipé et a donné naissance à une diversité de modèles d'institutions. Cela a permis l'accès au crédit, à l'épargne et à des services d'accompagnement à un plus grand nombre. Constat heureux, mais à nuancer tout de même :  la nécessaire recherche de pérennité des institutions de microfinance a montré qu'au-delà de l'atteinte de l'équilibre financier, certaines IMF pouvaient être rentables, voire très rentables... Alors, comment préserver et contribuer à l'accroissement de ce modèle sans oublier les objectifs sociaux ? Au-delà du retour aux sources nécessaire pour les programmes qui s'en sont éloignés, comment poursuivre un développement sain du secteur de la microfinance ?

Tel sera l'objet de ce débat qui réunira autour du modérateur le Docteur Arvind Ashta, titulaire de la Chaire de Microfinance de l'ESC Dijon,  Jean Michel Servet est Professeur-chercheur à l'Institut de Hautes Etudes Internationales, Adama Camara, Directeur Général de l'Institution de Microfinance malienne Soro Yiriwaso, Michaël Knaute - Directeur général OXUS Development Network, Pierre Valentin, Directeur général délégué au Crédit Coopératif et Emmanuel Landais, Directeur Général de l'ADIE.

Après cette belle journée, rendez-vous le lendemain pour une journée pleine de surprises !

Pour aller plus loin :

N'hésitez pas à revoir la conférence sur les enjeux de la microfinance en France des Rencontres de Babyloan 2009.

20 octobre 2009

La microfinance dans les pays en développement: retour sur les polémiques

Le thème de la conférence

La microfinance, domaine récent et porteur d'un projet social dépassant le seul cadre financier, est régulièrement soumise aux critiques. L'exemple le plus récent étant le reportage diffusé sur France 2 en mai 2009, disponible en bas de note [1].

On peut sommairement classer les critiques en plusieurs grandes familles :

  • critique des effets en matière de réduction de la pauvreté et de développement
  • critique des taux d'intérêt pratiqués[2], de certains dysfonctionnements et de l'opacité entourant certains acteurs[3]
  • critique des effets pervers entraînés par la microfinance (développement d'un sous-salariat agricole au Bangladesh par exemple[4]), rôle des donateurs, etc.

Les critiques techniques y côtoient des critiques relatives au projet méta-financier de la microfinance, ces visées sociales étant à la fois un atout pour ses supporters et un point de fixation pour ses opposants.

Une telle polarisation, connaissant des soubresauts selon l'actualité du moment, nuit non seulement au débat intellectuel mais également à la microfinance en tant que telle. Les polémiques, pour peu qu'elles ne débouchent que sur un affrontement idéologique, représentent un triple danger.

Secteur récent et encore obscur pour une part importante du grand public, la microfinance peut tout d'abord pâtir d'étiquettes défavorables et/ou anxiogènes décernées à la hâte. L'effort de valorisation & communication devant être fourni ensuite n'en étant que plus important.

En parallèle, la polémique peut obscurcir l'analyse des faits, chaque camp essayant de défendre son point de vue avant tout. La vocation pratique, « de terrain », de la microfinance appelle au contraire un examen apaisé du feedback de la « base », le caractère perfectible de la discipline étant gage d'amélioration et de succès, et non source de faiblesse.

Enfin et surtout, la polémique et la communication ne remplacent pas l'information, ce dont a précisément besoin un public peu au fait de mécanismes (financiers) et de réalités (du Sud) qui lui sont étrangers.

La transparence et les faits sont essentiels pour dépassionner un débat qui, bien que passionnant, gagnerait à être moins passionnel. Et pour qu'à terme « We have to get out of this mindset that the rich will do the business and the poor will have the charity »[5].

Organisation de la conférence

Toutes les conférences sont ouvertes à tous sur inscription gratuite sur le site des rencontres de Babyloan

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"La microfinance dans les Pays en développement : retour sur les polémiques". Conférence de cloture des Rencontres de Babyloan, organisée dimanche 8 novembre 2009 à 17h30 au jardin d'acclimatation. La conférence sera modérée par François de Witt, Président de Finansol. En présence de :

  • Xavier Reille - Cgap
  • Frédéric Roussel - Fondateur d'ACTED
  • Franck Renaudin - Fondateur Entrepreneurs du Monde
  • J-L Perron - Délégué Général Grameen Crédit Agricole
  • Solène Morvant-Roux - IRD

Quelques questions préliminaires

  • la micro finance est elle une arnaque ?
  • les sujets polémiques (le niveau des taux d'intérêt, le surendettement, le crédit à la consommation, les suicides...) sont ils justifiés ?
  • quelle est l'importance de ces phénomènes, sont ils généralisés ?
  • défauts de jeunesse ou problème structurels ?
  • quelle sont les solutions ?
  • le public est il prêt à recevoir ces critiques sans vraiment connaitre la micro finance qui est en elle-même un sujet complexe ?
  • comment communiquer intelligemment et objectivement sur le sujet ?
  • le jeu des médias qui se lancent dans la critique n'est il pas dangereux ?
  • quelles ont les conséquences de la critique sur l'image est l'avenir de la micro finance ?

Si vous souhaiter alimenter cette réflexion, n'hésitez pas à proposer des questions ou des éléments de réponses dans les commentaires.

 


[1] Lire le compte-rendu assez complet publié par le Portail de la Microfinance ici

[2] Lire par exemple ce billet ou le cas « historique » de Compartamos ici

[3] Voir par exemple les critiques émises au Bénin ici

[4] Lire « The metamorphosis of micro-credit debtor » ici

[5] Muhammad Yunus ici

Banquier des pauvres Envoyé Special diffusé le 14 mai 2009 - première partie

Banquier des pauvres Envoyé Special diffusé le 14 mai 2009 - seconde partie