20 octobre 2010

Quand le web devient solidaire et le citoyen 2.0 (3/3)

Arnaud Poissonnier a été le troisième à prendre la parole lors de cette conférence sur le web solidaire et le citoyen 2.0.

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Pour lui, le microcrédit est entre prêt et don. En effet, les prêts restent dans le système et sont non rémunérés pour les prêteurs.

Lenteur de l'émergence de ces plateformes

Environ 15 plateformes de peer-to-peer du microcrédit sont répertoriées dans le monde. Cela s'explique par les nombreuses difficultés de mise en place de ces plateformes qui se situent à toutes les étapes du processus de création : gérer la création de compte, garantir l'argent, suivre les transferts, IMF, hébergeurs, etc.

Babyloan et le prêt

En 2 ans, Babyloan est devenu le troisième site de micros prêts entre particuliers. Avec plus d'un million prêté par 7000 Babyloaniens de 115 nationalités qui ont financé plus de 3700 projets (soit un impact sur près de 20 000 personnes).

Babyloan est comparé à une banque citoyenne dans la mesure où ce sont les internautes qui décident à qui prêter. Qui plus est, dans la partie profil public du prêteur, 80 % des internautes remplissent la fiche mentionnant leurs engagements associatifs ou leurs dons.

Dans certains cas, le prêt est rémunéré. Par exemple avec MYC4 au Danemark. Le problème qui se pose est que beaucoup de personnes ne savent plus si elles épargnent ou font preuve de solidarité. Sur ces plateformes, le montant des prêteurs est de 500 Euros. Sur Kiva ou Babyloan, le prêt se situe entre 50 et 100 €.

Interview d'Arnaud Poissonnier à propos des Rencontres de Babyloan, ainsi que quelques chiffres sur le site et sur l'événement.

Evolution de Babyloan vers le micro prêt entre résidents en France

A la base, les prêts ont été mis en place entre le Nord et le Sud. Suite à une campagne de lobbying menée conjointement avec Maria Nowak, la loi interdisant les prêts de Français à Français va évoluer. Avec le prêt Nord-Nord, on revient à une notion de proximité.

Par exemple, je vois sur le site de peer to peer un entrepreneur qui souhaite ouvrir une pizzeria dans ma ville. Je serai attiré par son projet et je vais lui prêter. Qui plus est, une fois la pizzeria ouverte, j'aurais envie d'aller y manger, j'en parlerai même autour de moi et contribuerais indirectement au développement de ce commerce. Par ailleurs, si j'ai des compétences particulières dans un domaine, je serais peut être à même de lui proposer gratuitement ou à faible coût mes services (par exemple, si je suis expert-comptable).

Babyloan lancera les prêts Nord-Nord et Nord-Sud sur le même site dans environ un mois.

L'objectif est donc de croitre et :

  • d'avoir d'ici 3-4 ans entre 50 000 et 100 000 Babyloaniens qui prêtent
  • de se déployer en Europe (au-delà de la France)


Benoit Thieulin

L'engagement politique glisse vers l'engagement solidaire.

Selon Benoit Thieulin, Internet est issu d'un projet politique porté par des professeurs, et non par des militaires.

Internet donne du pouvoir à des individus qui jusque là en avaient peu. En effet, Internet offre des moyens d'autonomisation, et fait drastiquement baisser les moyens de diffusion de l'information, laissant par là la possibilité aux individus et aux organisations de concurrencer les grands médias. Une démocratisation de la prise de parole est à l'œuvre.

Le renouvellement des formes d'engagement n'a jamais trouvé son origine dans les mouvements politiques mais chez les activistes, les opposants, les militants, les associations. L'exemple de MoveOn, site fédérateur des opposants de George Bush et de la guerre en Irak, réseau organisé exclusivement sur Internet, est une illustration.

Ces derniers ont révolutionné le modèle préétabli. Ils ont été les premiers à demander des micro dons, d'un dollar en général, mais surtout, ils ont demandé à leur donateurs de participer et d'être actifs dans leur campagne (en les consultant sur les slogans de campagne, les actions à mener, l'organisation des actions).

Les frontières sont désormais difficiles à définir entre les différents engagements : la mobilisation est maintenant à la carte et les rythmes d'engagement sont très différents, très ponctuels parfois.

Donner n'est plus la seule façon de s'engager : pétition, transferts d'emails, présence à des conférences, reprise des messages etc.

Les blogs, twitter et facebook contribuent fortement à cette diffusion de l'information et à cette participation active du citoyen. L'internaute a désormais :

  • Une capacité de diffusion de l'information dans son réseau,
  • Une capacité de co-création des messages en s'appropriant et en reformulant les données mise à disposition par les organisations,
  • Une capacité d'argumentation forgée par l'intérêt pour les questions qui étaient auparavant réservées aux organisations,


Allons-nous vers Le web 3.0 ?

Un nouveau terme est toujours fait pour ringardiser le précédent. Bien qu'internet ait porté les germes du web 2.0 depuis ses débuts, on peut distinguer ces tendances du web :

  • Le web 1.0 donnait aux internautes l'accès à des sites
  • Le web 2.0 permet aux internautes de se projeter dans les sites.
  • Le web 3.0 permet de connecter les internautes à des objets.

Echanges avec le public :

Le microcrédit ne fait-il pas de l'ombre au développement pris de façon macro-économique ?

Le microcrédit n'est pas adapté à tout le monde dans la mesure où tout le monde ne naît pas entrepreneur. Actuellement, on compte 10 000 IMF à travers le monde et 150 millions de bénéficiaires.

Le microcrédit est un complément de l'aide publique au développement. Il faut arrêter de penser, comme l'a souligné Mohammad Yunus dans son livre Vers un nouveau capitalisme, que le microcrédit va éradiquer la pauvreté à lui seul.

Le levier de l'engagement c'est l'empathie permise par l'accès à l'information. Le MIT a lancé source MAP pour tracer les composants des produits que nous consommons. Cela permettra peut être de consommer de façon plus citoyenne.


Pour aller plus loin

Quand le web devient solidaire et le citoyen 2.0 (2/3)

Lors de cette conférence sur le web solidaire, Nathan Stern, co-fondateur du site peuplades.fr, est intervenu sur le thème de l'engagement : quelles sont les formes de l'engagement ? Quelles sont les raisons de cet engagement et quels sont les freins rencontrés ?


Les 4 formes d'engagement

  • La première forme est l'engagement charitable : nous donnons car nous avons envie de nous engager. Cette forme d'engagement a l'antériorité sur les autres formes mais est pour Nathan Stern en crise.
  • La deuxième forme, elle aussi en crise, est une forme mutualiste : il s'agit de mettre en commun pour garantir un soutien mutuel. Cet engagement va au-delà du simple fait de donner.
  • La troisième est celle de l'entreprenariat social. Le but est de donner de l'autonomie pour que l'autre n'ait plus besoin de nous.
  • La dernière forme est récente et Nathen Stern la nomme « décloisonnée ». L'engagement est diffus et déspécialisé, avec un certain plaisir à faire ce que l'on fait, sans véritable sensation de s'engager. C'est une forme d'engagement permise par le web, les réseaux sociaux notamment Facebook et Youtube.

Plusieurs formes de gratification correspondent à ces formes d'engagement : le salut, l'estime, la volonté de reconnaissance sont autant de raisons qui ne se focalisent malheureusement pas sur les conséquences de ce qui est fait.


Les freins à l'engagement

  • L'aspect religieux notamment avec des associations qui arborent leurs couleurs religieuses. Certaines personnes ne souhaitent pas être assimilées à des mouvements religieux comme l'Armée du Salut d'où leur réticence à s'engager.
  • L'aspect moral est aussi un autre frein : être solidaire, c'est bien. L'aspect narcissique de l'action est plus pris en compte que l'impact social. L'exemple du site Voisin-age est une bonne illustration. En effet, au moment de lancer ce site qui permet de rencontrer des personnes âgées de notre quartier, souvent isolées, Nathan Stern a proposé de rencontrer les personnes en fonction de centres d'intérêt identiques afin de permettre de meilleures relations. L'idée a eu du mal à émerger dans la mesure où l'action solidaire prédomine à l'impact positif que pourrait avoir deux personnes qui ont les mêmes affinités.
  • La fracture générationnelle dans l'engagement, souvent mise en exergue, a ses limites. En effet, si nous notons que les moins de 35 ans s'engagent beaucoup moins que les séniors, les chiffres sont biaisés dans la définition même de l'engagement qui est assimilé à du bénévolat (qui peut s'exprimer en politique, dans une paroisse...). Le problème dans l'engagement est qu'il n'existe pas que sous la forme du bénévolat. Du coup, nous ne connaissons pas vraiment de manière statistique l'engagement des moins de 35 ans.
  • Le dernier frein est politique : les gens des différents bords politiques ont du mal à s'unir pour œuvrer dans la solidarité. Pourtant celle-ci n'est ni de droite ni de gauche.


Selon Laure Drevillon, les médias restent le levier dominant de la mobilisation.

Les formats permis par la vidéo sont divers et variés. La communication en vidéo des acteurs de la solidarité doit tendre vers la mise en évidence des conséquences des projets sur le terrain et prendre le contrepied de l'approche misérabiliste des années 80. C'est l'approche de l'information, porteuse de solutions.

Le travail par l'image peut être éloigné de l'information neutre et d'une certaine transparence du fait d'une mise en scène. Si la vidéo est toujours une forme montée du réel, elle permet aussi plus de proximité avec la personne filmée. La vidéo devrait être un élément d'une communication visant à plus de transparence sur les activités réalisées grâce au don.


Pour aller plus loin :

Quand le web devient solidaire et le citoyen 2.0 (1/3)

En ouverture du bal de la deuxième journée des Rencontres de Babyloan, cette conférence a permis de s'interroger sur l'outillage numérique des actions de solidarité.

Comment  mettre internet au service de plus de solidarité ? Comment remédier au décalage entre le potentiel du web pour tisser de nouveaux liens et l'utilisation réelle qui est faîte du web au service de la solidarité ?

Pour répondre à ces questions, plusieurs spécialistes des réseaux sociaux, des médias en ligne, des plateformes participatives, étaient présents à cette conférence : Angela de Santiago, présidente et directrice des publications de Youphil, Benoit Thieulin, directeur de l'agence La Netscouade, Arnaud Poissonier, co-fondateur de Babyloan, Nathan Stern, créateur de peuplades et Laure Drevillon, fondatrice de la Chaîne du cœur.

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Introduction et problématique par Angela de Santiago, présidente et co-fondatrice de Youphil.

Il est difficile de donner une définition précise du web solidaire mais ce qui importe ce sont les initiatives qui émergent, les efforts qui sont déployés pour mettre le web au service de la solidarité.

Une typologie des initiatives du web solidaire a été proposée :

  • Les sites d'informations spécialisés comme Change.org.
  • Les sites d'appui à la mobilisation et de plaidoyer comme Avaaz, Ushaïdi, qui militent pour faire passer des messages.
  • Les sites communautaires issus du journalisme citoyen. Par exemple, le site américain  Spot.us qui permet à une communauté de financer un article/une enquête. Ou India in Earth, qui fait témoigner et participer les populations les plus pauvres.
  • Les sites de redistribution de dons et de collecte comme Babyloan, Kiva, microDon, et autres outils de e-fundraising permettant, en effectuant une action (cliquer sur une publicité, s'inscrire à une newsletter, faire des requêtes sur un moteur de recherche) de déclencher un micro financement.
  • Les jeux en ligne qui permettent une forme renouvelée des actions de sensibilisation. Ces jeux sont intéressants car ils permettent de faire participer les jeunes à des thématiques liées à la solidarité. EVOKE de la Banque mondiale a été évoqué.

Cette typologie est intéressante mais se heurte aux limites d'une typologie notamment car chacun de ces sites s'inscrit dans plusieurs catégories.

De nombreux sites existent, donnant de réelles opportunités de financement, d'organisation, de mobilisation et d'informations aux acteurs/actions de solidarité. Mais la portée de ces outils doit être nuancée par la profondeur de la fracture numérique (2 % de foyers connectés au web en Afrique ; et importance de la différence d'équipement entre populations aisées et pauvres des pays riches). Par contre le mobile est partout très développé : il représente ainsi une opportunité pour faire évoluer la connexion des individus et des organisations.

Pour aller plus loin :

05 octobre 2010

Je crée mon espace solidaire sur le web

Animé par l'équipe de Solidaires du Monde et  Marc Obéron, producteur du film 8 et créateur de la plateforme letempspresse.org, l'atelier « Je crée mon espace solidaire sur le web » est l'occasion d'apprendre des trucs et astuces sur l'écriture internet et la réalisation de vidéos engagées pour devenir un véritable citoyen en ligne. N'hésitez pas à vous inscrire dès maintenant !

Web solidaire

Au lendemain de l'ouverture des Rencontres, Samedi 16 octobre 2010, de 11h30 à 13h,  Babyloan vous propose de partager une réflexion tissée autour du  web solidaire. Levier de solidarité avéré, le Web est pourtant encore en-deçà de sa véritable capacité de mobilisation, et le foisonnement de bonnes intentions peine parfois à se transformer en des actions concrètes. Comment évacuer cette déperdition ? Comment révéler le potentiel du s'web, comme l'appelle Arnaud Poissonnier ? Comment émanciper la solidarité ?

Formes et outils tels que le Peer-to-peer, les réseaux sociaux spécialisés, les communautés collaboratives, les sites d'information participative, les pétitions en lignes et l' e-commerce solidaire traduisent une évolution des comportements solidaires ....Quelles sont les motivations de chacun pour s'engager sur ces plateformes  Web ? Aurons-nous tous un jour un « profil numérique solidaire » ? Comment rassembler les énergies des individus au service de vrais changements ?

Cette conférence sera animée par Angela de Santiago, présidente de Youphil SAS et directrice des publications et rassemblera Benoît Thieuli, Expert dans les usages sociaux et politiques du web, Nathan Stern, Ingénieur social et fondateur du site peuplade.fr, Laure Drévillon, Présidente de lachaineducoeur.fr,  Arnaud Poissonnier, Président et co-fondateur d'ABC Microfinance.

A l'issue de cette conférence, un atelier sur le même thème sera animé par l'équipe de Solidaires du monde et Marc Obéron. L'occasion d'apprendre des trucs et astuces sur l'écriture internet et la réalisation de vidéos engagées pour devenir un véritable citoyen en ligne. N'hésitez pas à vous inscrire dès maintenant !

Sinon... Rendez-vous à 14h pour la conférence suivante qui porte sur le Social Business.

N'hésitez pas à revoir la conférence sur le Web solidaire des Rencontres de Babyloan 2009.

02 décembre 2009

Conférence "Web solidaire"

En cette période post-Web 2.0, quel est l’impact d’Internet sur les stratégies solidaires ? Simple moyen de communication supplémentaire ou révolution dans les pratiques du secteur ? Le feedback des internautes, citoyens et donateurs, et leur pouvoir potentiellement grandissant changent-ils la donne ?

Voilà quelques-unes des questions abordées par les participants à la conférence « Web Solidaire ». La conférence s’est attachée à rendre aussi concret que possible ce débat en combinant l’analyse de case studies et des questions plus théoriques, tout en faisant la part belle aux interventions du public (dont plusieurs professionnels du Web).

On peut souligner une double tension structurant les discussions des participants :

  • Le foisonnement des initiatives solidaires sur le Web, est certes la preuve des opportunités offertes par ce média, de la créativité et d’une certaine sensibilité de la nouvelle génération d’entrepreneurs ; mais il est aussi dû à l’exploitation « marketing » de positionnements sur un créneau (la solidarité) vu comment étant « dans l’air du temps ». Diluée, la solidarité risque de perdre sa pertinence (son âme ?) à trop se compromettre ; a contrario, à refuser en bloc les logiques marchandes pour se réfugier dans un ghetto éthiquement « pur », la solidarité se priverait de la capacité d’inventer de nouvelles façons de produire et de consommer, et ainsi d’impliquer de plus larges couches de consommateurs-citoyens.
  • Outil de communication indispensable, le Web est encore trop souvent vu uniquement sous cet angle ; or ce que le Web apporte de véritablement révolutionnaire ce n’est pas la forme (un nouveau média) mais le fond (les nouveaux processus de collaboration). Les logiques communautaires ne devant pas être comprises uniquement sous l’angle d’une communication descendante nouvelle formule (comprendre : déguisée) mais plutôt comme une nouvelle forme de répartition du pouvoir et des responsabilités entre institutions et publics. Appliqué à la solidarité, ce nouveau modèle conduit par exemple les donateurs à organiser la collecte, ou à une certaines désintermédiation (les donateurs souhaitant gérer une relation directe avec les bénéficiaires). Des tendances qui, loin des discours laudatifs habituels sur le « Web 2.0 »,  représentent des challenges importants pour les organisations et les hommes, qu’ils soient dans la sphère marchande ou non, car ils remettent en cause des positions acquises et des réflexes solidement ancrés.


Ces problématiques ne sont nullement des obstacles, mais la conséquence logique d’un univers, le Web, qui continue de bouger, d’inventer et de se ré-inventer. C’est à la fois un signe de vitalité et un moyen de faire avancer un certain nombre de réflexions, voire d’améliorer le fonctionnement du Web lui-même.

Il n’en représente pas moins un formidable levier potentiel pour des projets qui n’auraient autrement pas pu voir le jour. Les acteurs de la solidarité en sont conscients, souhaitant à la fois s’appuyer pour le Web pour développer leurs initiatives mais aussi pour impliquer de façon croissante leurs publics dans l’invention des solidarités de demain. C’est en tout cas le souhait que l’on peut formuler, celui d’un réel Open Source Solidaire, faisant de la transparence et du travail collaboratif une force. Le réseau, devenu pervasif, accélerant l’émergence de nouvelles formes de solidarité.

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Introduction de la conférence par Quitterie Delmas
Présentation des intervenants
Analyse de sites :
· A propos du site de la Croix-Rouge française
· Présentation d’Avaaz.org
· Présentation de Soliland
· Présentation d’un forum Ubuntu
Présentation des sites des intervenants :
· Présentation de Mycoop
· Présentation de Danone Communities
· Présentation de Peuplade.fr
· Présentation de Babyloan.org
· Présentation d’ADIEconnect.fr
Questions et témoignages :
· Présentation d’Aiderdonner
· Présentation de Dreamshake
· L’innovation aux US et comment générer du trafic
· Questions réponses

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Introduction de la conférence par Quitterie Delmas (1/15)

Parce que « il n’y a pas que Facebook dans la vie », cette conférence se propose de faire le tour des nouvelles logiques solidaires sur le Web. Quitterie Delmas, animatrice du débat et responsable du développement durable chez Heaven, pose la question centrale du rôle potentiel que peut jouer le Web au service de la solidarité. Soit en tant qu’outil complémentaire, par rapport notamment à la communication et au marketing, à disposition des initiatives solidaires. Soit à travers les nouveaux usages et pratiques qui se développent sur le Net.


Suite : la présentation des intervenants

Présentation des intervenants (2/15)

Après l’introduction de Quitterie Delmas, voici une rapide présentation des intervenants (pour plus de détails sur leurs parcours respectifs) :
· Anne-Stéphanie Pierry (Groupe Crédit coopératif-MyCoop)
· Stéphane Legouffe (fondateur de Peuplade.fr)
· Olivier Maurel (Social Innovation Animation Manager Danone Communities)
· Axel Cavaléri (Secrétaire général ADIE)
· Damien Roussat (Directeur technique Babyloan)

 

Suite : étude du cas Croix-Rouge française

Analyse de sites : à propos du site de la Croix-Rouge française (3/15)

Les présentations ayant été faites, les intervenants s’attaquent à la première partie du débat, constituée par l’analyse de plusieurs sites dans le domaine de la Solidarité. Ces analyses s’attachent à décortiquer la valeur ajoutée et les usages nouveaux promus par ces sites, tout en se posant la question de savoir si, effet de mode oblige, on ne fait pas parfois « du neuf avec du vieux ».

S’agissant du site de la Croix-Rouge française les participants sont assez divisés. Certains (Anne-Stéphanie Pierry, Damien Roussat et Stéphane Legouffe) estiment qu’il s’agit principalement d’un site « vitrine », typique du Web 1 favorisant la communication descendante. Or, comme le fait remarquer Stéphane Legouffe, « aujourd’hui la solidarité sur le Web ce n’est pas uniquement des dons mais aussi et surtout donner du temps ». D’autres (Olivier Maurel et Axel Cavaléri) soulignent les avancées que sont la mise en place de mécanismes de jeu et d’animation des donateurs, qui représentent une évolution positive dans la relation entre les différents acteurs de la solidarité.


Suite : le cas Avaaz.org

Présentation d’Avaaz.org (4/15)

Après l’analyse du site de la Croix-Rouge française, les participants abordent le cas d’Avaaz. Les participants saluent globalement ce nouveau média communautaire reposant sur l’interaction entre les internautes. Certains (Olivier Maurel, Damien Roussat) soulignent ainsi que le mécanisme communautaire est cette fois-ci au cœur de la logique (contributive) du site.

Ce qui ne doit pas cacher les limites d’une « solidarité du clic » ni la question du lien online/offline, le véritable engagement étant surtout chronophage.


Suite : cas Soliland

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